Phantasmagoria, le village fantôme
RPG Survival Horror Fantastique
Interdit aux moins de 16 ans

Je vous souhaite de ne jamais rien voir et de ne jamais me croire, alors. Parce qu'il ne sera plus temps de me croire quand il sera trop tard.

▬ Sue Maryia


Marie-Jane Perfide • La soeur inconnue

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07.12.12 14:46
      
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Marie-Jane Perfide — Innocence souillée

( :   IMG : BGIMG Ma fiche : Marie-Jane Perfide • : Mon inventaire : Dossier n°12 • : ) :   ( : ◊ Résidence  :: : avec Nevroze
◊ Points cumulés :: : 49
◊ P.d.S  :: : 0 ) :   ( :   EXP  :: :
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Destin  :: :
0 / 50 / 5
Savoir :: :
4 / 1504 / 150
) :   ( :   ) :  
Marie-Jane Perfide


Informations sur Marie-Jane Perfide
Femme • 1m67 • 53kg • cousine de Nevroze
peur de ne pas être à la hauteur • besoin de reconnaissance
30 Mai xx91 (1989)
chaumière Perfide, Beetle Piece

Marie-Jane a vécu loin de sa vraie famille pendant dix-huit années. Le fait d'avoir été trahie par sa famille d'adoption a creusé en elle de grandes séquelles qu'elle ne montre pas. Elle reporte ses espoirs d'enfant en Harmony, qu'elle considère comme la Grand-mère qu'elle n'a jamais eue, et l’idolâtre un peu trop. Avant Phantasmagoria, son entourage sociale était inexistant, car elle a toujours senti qu'elle venait d'ailleurs, et n'a jamais su se faire accepter du reste du monde. Marie-Jane est une personne instinctive et solitaire. Elle préfère se perdre dans un livre plutôt que dans de longues conversations. Elle a les mêmes cheveux noirs que Nevroze, et les yeux bleus clairs.




« Toute innocence se souille inéluctablement »


Chère Mère-grand,

Tu ne me connais pas, je le sais. Sinon, pourquoi serais-je ici, assise devant mon bureau, une plume à la main, contrainte à t'écrire ces quelques mots qui sont si durs pour moi à conter ? Tu ne me connais pas, mais maintenant moi je te connais. Grand-mère Perfide, je suis comme toi.

J'habite loin d'ici. Dans un petit bourg de quelques habitants dans lesquels mes parents se sont installés il y a de nombreuses années. Je ne connais pratiquement personne et ne sort que rarement de chez moi. Ici, tout me paraît étrange, flou. Ma vision pourtant excellente me crache tous les jours que cet endroit n'est pas le mien. Je ne comprends pas. Les jours de mon enfance me sont inconnus, pas mieux que toi d'ailleurs. Je ne sais même pas quand je suis arrivée ici, mais je suis sûre d'une chose au moins : je ne suis pas à ma place. Mes parents ne sont pas les miens, et ce bourg n'a jamais été le mien non plus. Je vis ici depuis si longtemps, et pourtant j'ai toujours eu l'impression d'être ailleurs. Mamie, veux-tu savoir qui je suis ? Je m'appelle Marie-Jane. Mon nom te sera bien égal, de toute manière il n'est pas à moi. Mais mon prénom, lui, attirera peut-être ton attention. Je suis Marie-Jane... .

Je n'ai aucune idée de qui je suis, mais mon prénom est réel, lui. C'est le mien, c'est à moi. Voilà des mois que je fouille dans les poubelles, voilà des mois que je cherche. C'est devenu une obsession. Je veux savoir qui je suis, je veux rejoindre ma vraie famille. Je suis tombée sur une petite photo, dernièrement, une page de journal déchirée dans laquelle je t'ai vue. Mamie, je t'ai vue dans le journal, mais... aucune information ne mentionne même ton existence, ici. Harmony Merydith Perfide. Alors Perfide est mon nom, n'est-ce pas ? D'où je viens, mamie ? Et ce pays, Phantasmagoria, où est-il ? Je sais que c'est toi qui t'y es enfermée là-bas, et que c'est grâce à toi que j'ai réussi à te retrouver. Tu y vis bien, n'est-ce pas ? Alors pourquoi suis-je ici, loin de toi ? Laisse-moi te rencontrer. S'il te plait !


Marie-Jane XXX




Chère Marie-Jane,

Quelle surprise exquise me fais-tu, mon enfant. Une existence toute jeune, à peine mûre, c'est inespéré dans cette famille. Je ne sais rien de ton existence, Ma Chérie, crois-en mon désarroi, je ne puis t'aider à défiler les nœuds de ton passé, mais je crois comprendre ou du moins deviner que tu es ma petite-fille. Oh, oui, ma petite-fille. Par quel diable, je l'ignore, n'ayant eu qu'une seule fille, mais malheureusement il en est ainsi.
Mon enfant, si loin depuis tant de temps, et te voilà aujourd'hui, prête à m'écrire. Me pardonneras-tu cet abandon ?
Viens me rencontrer, nous aurons tant de choses à nous dire. Tu feras la connaissance de ta cousine Nevroze. C'est une jeune fille agréable, tu verras. Vous vous adorerez, j'en suis sûre.

Marie-Jane, viens à ma rencontre. Je t'attends impatiemment.


Grand-mère Perfide.




Chère Mamie,

Quelle farce ridicule, n'est-ce pas ? Je suis enchaînée à une non-existence depuis tant de temps, et voilà que j'apprends enfin mon nom. Je suis une Perfide, oui. Une perfide comme toi. Tu me dis que j'ai une cousine ? Mon cœur bondit de joie à cette nouvelle. Mamie, mes faux parents n'ont rien voulu me dire. Ils ont avoué m'avoir recueillit sans pour autant m'en raconter plus. Mamie, pourquoi les ai-je tués, je ne comprend pas ? Je n'en avais pourtant pas l'intention, mais je l'ai fait, et je ne me rappelle pas comment.
Le sang sur mes vêtements, mes mains, mon visage. J'avais le couteau encore en main, et me tenais devant leur lit. Ils m'ont menti mamie, ou alors ne m'ont pas tout raconté, mais c'est la même chose pas vrai ? Ils n'ont pas voulu me répondre, me dire l'entière vérité. Mamie, une vérité dite à moitié n'en est pas une, pas vrai ? Mais est-ce une raison, je ne sais plus, mamie. Et pourtant, malgré ce crime affreux, je ne pense qu'à toi, à te rencontrer.

Ils sont morts, mais toi tu es là. Oh j'ai hâte d'arriver, et de rencontrer ma cousine. Me pardonneras-tu ce malheureux écart ? Je ne sais pas quoi penser. J'ai commis une abomination, j'ai pêché. Je suis en faute, me pardonneras-tu ?


Marie-Jane




Chère cousine,

J'ai appris récemment ton existence, et j'en suis bien heureuse. Crois-en comme étant la plus sincère vérité quand je te dis que mon cœur bondit de joie alors qu'il court vers toi. Je m'appelle Marie-Jane, et je suis ta cousine. J'ai vécu loin de toi pendant bien dix-neuf ans, mais maintenant que la vérité m'est apparue, maintenant que je vous ai reconnus, je compte vous rendre une visite très prochaine.
Je pense à toi, Cousine Névroze. Que fais-tu en ce moment ? Es-tu là, à parler de moi, avec Mère-grand ? Es-tu impatiente de me voir et de me rencontrer ? Mes sentiments se bousculent, m'aimeras-tu ou ne m'aimeras-tu pas ? Moi je sais que je t'aime déjà, toi ma cousine que je n'ai jamais connue. Je sais dès à présent tout ce que j'ai manqué et ce que j'ai à vivre, et je compte bien partager de nombreuses heures à tes côtés. Nous irons cueillir des fleurs dans les champs, et nous maquiller mutuellement ? C'est ce que font les jeunes filles, non ? Je ne sais pas, donne-moi ton avis, il me sera précieux.

Je t'aime ma Chère cousine.


Marie-Jane.




Mon enfant,

Ne sois pas si abattue par la mort de tes parents. Tu l'as assez joliment dit de toi-même : une vérité dite à moitié n'est pas une exacte vérité. Enchainée depuis si longtemps et si proche de la vérité, n'ait de remords que par le fait que ton identité et ton passé restera à jamais secret, maintenant qu'ils ne peuvent plus s'exprimer, mais n’aies de remord sur rien d'autre.

J'ai parlé de toi à ta cousine, et sois heureuse d'apprendre qu'elle a hâte de te rencontrer. Rejoins-nous vite, ma Chérie, nous t'attendons impatiemment.


Grand-mère Harmony.




Marie-Jane,

C'est un drôle de nom pour un membre de la famille, ne penses-tu pas ? "Marie-Jane". Ça sonne faux et en même temps, j'ai tellement envie d'en rire. Grand-mère Harmony m'a brièvement parlé de toi, et ton existence m'a pour le moins... ébranlée. Que fais-tu là ? Et surtout : comment se fait-il que tu existes ? Ma mère est la seule Perfide a n'avoir jamais eu d'enfant, alors ton identité s'ébranle devant moi : sois tu mens, sois tu viens d'ailleurs. Quoi qu'il en soit, Perfide tu résides, et tu devras donc t'acquitter de ta tâche. Ne crois pas que mon monde tourne autours de toi, et brille et se lisse de fleurs. Ce sont les petites filles qui jouent à ces jeux, moi j'ai des occupations bien plus drôles. Je te les montrerai si tu te montres obéissante, mais par le Diable, cesse dont de t'exprimer comme une enfant, tu me donnes envie de vomir ! Les poupées meurent chez moi, et les larmes n'existent pas. Montre-toi à la hauteur, ou tu en souffriras. Je ne suis pas ta sœur, et encore moins une agréable cousine. Montre-toi digne de la famille, ou je te le ferai amèrement regretter.
Range les jolies pensées, les formules de politesse, et les plaintes. Sois grande et tais-toi ! C'est tout ce que je te demande.

Au plaisir de te rencontrer.
Nevroze.




Chère Grand-mère Harmony,

J'ai reçu ta missive mais également celle de ma cousine. Je ne sais pourquoi, mais j'ai l'impression qu'elle ne m'aime pas beaucoup. Est-ce réellement une bonne idée que de vouloir que je vienne ? J'ai peur de ne pas être à la hauteur. Vous avez vécu bien avant moi et j'ai peur "d'ébranler" votre vie jusqu'ici tranquille, et surtout sans moi. Est-ce pourtant la fierté de porter votre nom qui me pousse à venir ? Je viendrai, mais sache que j'ai peur. Rassure-moi, et n'oublie pas que je suis ta petite-fille.


Marie-Jane.



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